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Repères

Etudes d’impact sur le stress…

Les psychologues américains Robert M. Yerkes et John D. Dodson, on montré que la performance d'un individu augmente en même temps que l'intensité de la réaction de stress. Mais ils ont aussi montré qu’il existe un point au-delà duquel l'intensité de la réaction de stress continue d'augmenter, s'accompagnant cette fois d'une chute du niveau de performance.

Courbe De Performance

Le fait que ces courbes varient d’un individu à l’autre montre que la prévention du stress passe aussi par une approche individualisée du problème.

Les obligations de l’employeur en matière de santé mentale :
L'Union Européenne prévoit, par la directive cadre 89/391 (12 juin 1989), les dispositions fondamentales en matière de santé et de sécurité au travail. Elle énonce l'obligation pour l'employeur d'assurer la sécurité et la santé des travailleurs sur les lieux de travail,
y compris les effets du stress au travail.
En France, la transposition de la directive cadre 89/391 s'est effectuée par décret du 7 novembre 2001.
La loi de modernisation sociale (NRE) du 17 janvier 2002, apporte des modifications essentielles en matière de santé et de bien-être au travail. Les entreprises ont l'obligation
de prendre les mesures nécessaires à la protection de leur santé mentale.
Son article 116 oblige les entreprises cotées à compléter leur bilan d’activité avec des informations non financières. Parmi celles-ci doit figurer un descriptif des actions menées
par le groupe pour améliorer les conditions de travail et le bien-être des salariés.
La loi NRE (Nouvelles Régulations Economiques) dans son article 193 a aussi rendu obligatoire la pluridisciplinarité dans les services de Santé au Travail.
Enfin, elle introduit la notion de harcèlement moral dans le code du travail (articles L.122-49 à L. 122-54).
Dans la pratique, la jurisprudence limite sérieusement la portée de ce texte, mais il faut noter que la multiplication des recours a créé des risques nouveaux en reconnaissant dans plusieurs cas la dépression comme maladie professionnelle, alors qu'elle ne figure sur aucun des tableaux de maladies professionnelles, et en reconnaissant des dépressions ou des suicides comme accidents du travail.
Dès lors il y a fort à parier que dans les années à venir nous assisterons à un renforcement significatif des obligations de l’employeur en matière de santé mentale des salariés.

Une pression croissante dans l’entreprise :
Les entreprises cherchent à devenir de plus en plus compétitives ou tout simplement à rester des actrices du marché par des adaptations permanentes. Selon les contextes il s’agit de rachats, de cessations d’activités insuffisamment rentables, de réorganisations pour préparer des changements, de démarches de sous-traitance, de pression globale sur les coûts, de diminution générale des délais …

Sans un accompagnement ciblé et concret des salariés, ces évolutions engendrent bien souvent :

  • Une augmentation du stress, du nombre de conflits et des cas de dépression
  • Un taux d’absentéisme et d’accidents du travail sans cesse croissants
  • Un risque de déviance puis de dépendances vers des drogues diverses
  • Des actes de désespoir pouvant aller jusqu’à des finals tragiques
  • Un blocage face au changement et à l’évolution
  • Des impacts comportementaux forts pour l’environnement familial et social

Dans la plupart des entreprises, l’accompagnement des salariés est soit inexistant soit perçu comme tel par ceux-ci.

Des salariés fragiles :
Le stress, l'anxiété et la dépression sont considérés comme des problèmes de santé émergeants, touchant 10% des salariés européens. Près d'un tiers de la population protégée par le régime général aurait bénéficié du remboursement d'un médicament psychotrope. L’autre paramètre à prendre en considération est l’extrême perméabilité entre la vie personnelle et la vie professionnelle.

Les effets du stress :
Des réactions de stress trop fortes, trop fréquentes, trop prolongées, pas ou mal gérées finissent inévitablement par user l'organisme. L’usure est surtout la dernière étape avant
la fracture…
Cette usure se matérialise selon les individus soit sur le plan mental par l’apparition de l’anxiété et la dépression, soit sur le plan physique par des maladies cardio-vasculaires ou psychosomatiques, soit sur le plan de la performance par une chute de la productivité individuelle, de l’engouement et de la capacité à entraîner.

La vie extra-professionnelle impacte la vie professionnelle :
Tous les salariés peuvent connaître des situations personnelles difficiles. Dans une société de plus en plus individualiste, il est parfois compliqué de faire face aux difficultés de la vie et plus encore d’en parler. Les séparations, le surendettement, l’alcool, l’éducation d’enfants difficiles ou la maladie sont fréquents. Les salariés sont aussi régulièrement confrontés à
des tensions ou à des questions urgentes pour lesquelles ils peuvent avoir besoin de conseils. Les domaines personnels et professionnels étant largement perméables, ces difficultés ont
le plus souvent un impact sur leur efficacité professionnelle.

S’il n’est pas du ressort de l’entreprise de régler les problèmes personnels de ses salariés, les entreprises se doivent malgré tout de disposer de dispositifs de soutien social et psychologique pour les salariés, car ignorer les risques revient à en prendre énormément.

Les coûts du stress pour l’entreprise :
La Commission Européenne avance "une estimation prudente du coût du stress lié au travail" qui s'élèverait "à quelques 20 milliards d'euros par an" en frais de santé, perte de temps de travail et de productivité.
Si cette affirmation reste extrêmement difficile à confirmer il est néanmoins possible d’analyser les coûts du stress d’après 2 critères plutôt révélateurs.

L’absentéisme :
Le BIT annonce qu’en Europe "près de 60% de l'absentéisme pour maladie des travailleurs est lié au stress professionnel".
La CNAM estime, elle, qu’au niveau national un arrêt maladie sur dix serait lié au stress.

Les mouvements de personnel :
Combien de départ à la retraite anticipé sont dus à une fatigue psychologique ? Enormément, au point de devenir le premier motif de versement des pensions d'invalidité.
Combien de souhaits de départ des salariés sont dus au stress ? D’après une enquête menée par la CFE-CGC sur "le stress au travail", 44%. Et à de rares exceptions près de type familiale, le souhait de partir est systématiquement synonyme de démotivation du salarié.
Ces deux axes d’analyse mettent en lumière le risque latent de démotivation, de détérioration des relations au sein de l’entreprise et de harcèlement, violence ou actes désespérés, pour chaque entreprise qui ne se soucie pas du bien être de ses salariés.
Il est difficile à vivre pour une entreprise de voir sa productivité diminuer comme d’avoir
du mal à recruter ou fidéliser des collaborateurs.

Les chiffres qui font mal :

  • 20 Milliards d’euros, c’est le coût annuel du stress dans l’Union Européenne selon la Fondation de Dublin (Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail).
  • 50 à 60% des jours de travail perdus en Europe le seraient à cause du stress selon l’Organisation Mondiale de la Santé.
  • Entre 830 millions et 1,6 milliard d’euros, c’est le coût minimal du stress au travail en France calculé par l’Institut National de Recherche et de Sécurité
  • 20% des personnes en arrêt maladie de longue durée évoquent un conflit dans le travail, selon la Caisse Nationale d’Assurance Maladie
  • 70% des cadres s’estiment exposés à une forte pression psychologique selon l’Institut de Veille Sanitaire
  • 13,5% des femmes et 10% des hommes déclarent avoir fait l’objet d’intimidations et d’humiliations dans le cadre de leur travail, selon l’Institut de Veille Sanitaire
  • 21,5% des maladies professionnelles sont liées à la souffrance psychique, selon l’Institut de Veille Sanitaire
  • 34% des salariés se disent stressés par leur job selon le Ministère du Travail
  • 78% des DRH prétende manquer de temps pour mener des actions de prévention contre le stress

Les stressés reconnaissent que leur stress provient pour :

  • 49% d’un manque de reconnaissance
  • 56% de la pression concurrentielle
  • 73% de leur charge de travail